Archives d'Abbadia - Notice de document numérisé : Virginie d'Abbadie et sa nièce assises sous le porche du château
URL de la page : http://www.archives-abbadia.fr/notice_document_149.htm
Date d'impresssion : 22/09/2019
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Notice de document numérisé

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Virginie d'Abbadie et sa nièce assises sous le porche du château

Carte d'identité

Carte d'identité

Rubrique : Photothèque
Toponymie : Thème : Style : non renseigné
Période : Datation précise : de 1890 à 1900
Auteur de la notice : Viviane Delpech
Mise en ligne : 07/08/2014
Mise à jour : 30/07/2014
Droits de diffusion : Communication soumise à autorisation, reproduction soumise à autorisation
Droits d'auteur : © Archives d'Abbadia/Académie des sciences

Généalogie du document

Fonds d'appartenance : Archives du château d'Abbadia. Site de Paris Nom du propriétaire du fonds : Académie des Sciences

Inventaire d'appartenance : Fonds photographique Personnages Référence inventaire d'appartenance : Fonds photographique du château d'Abbadia. Personnages. Non inventorié.

Détails sur le document

Référence : Non inventorié
Auteur : non renseigné
Description physique : Photographie
Format du document : non renseigné
Langues du document :

Description du document

Présentation

Ce cliché provient du fonds photographique acquis en 2007 par l'Académie des sciences auprès des descendants de Virginie d'Abbadie. Sa valeur est d'autant plus précieuse qu'il s'agissait de la première mise au jour de portraits photographiques de l'épouse d'Antoine d'Abbadie. Ce cliché a probablement été réalisé à la fin des années 1890. Il est difficile de déterminer si l'absence d'Antoine d'Abbadie dans cette série de clichés est dûe à son décès ou bien à sa réticence des photographies. 

La prise de vue a eu lieu sous le porche d'entrée du château d'Abbadia. Virginie d'Abbadie et sa nièce, Jeanne d'Auxilhon, dont elle était très proche, sont installées sur de petits tabourets devant le banc de pierre situé à droite de la porte d'entrée.

On note une incontestable volonté de mise en scène photographique, avec l'apport d'accessoires mobiliers et décoratifs de l'intérieur du château et la mise en valeur du bestiaire sculpté du porche. En effet, seul le côté gauche du banc de pierre, avec son arc trilobé gothique, son crapaud et sa levrette semblant monter la garde, permettent d'identifier le porche. Le reste de ce petit volume est agrémenté d'un paravent en moucharabieh noir obstruant la baie ouverte à droite. Une lourde étoffe orientale est étendue entre la partie gauche du moucharabieh et la fenêtre, laissant apercevoir l'appareillage régulier de la façade du château. Les deux femmes ont, en outre, les genoux recouverts par une grande et chaude couverture en peau de léopard. 

Les accoutrements des protagonistes achèvent de conférer à ce tableau la plus grande fantaisie. Jeanne d'Auxilhon, à gauche, porte une veste vraisemblablement en peau de bête, peut-être de bovin, qui contraste avec le voile en dentelle noire recouvrant l'arrière de sa tête et ses épaules, et son sourire serein, voire amusé.

Virginie d'Abbadie a revêtu, quant à elle, un pull en laine foncé et un pendentif en fleur de lys, qu'elle a marié avec une peau de vison ou d'hermine étendue sur ses épaules et une curieuse coiffe en tissu oriental. Contrairement à sa nièce, elle prend la pause, impassible, en fixant l'horizon.

Outre les personnages, le décor lui-même devient l'objet central du cliché, en instaurant une ambiance exotique et fort originale, peu usuelle dans ce type de portrait photographique élitiste. Les notables de son rang, dont Virginie possédait une importante collection de clichés, avaient l'habitude de poser au sein de décors bien plus académiques, composés de mobilier d'influence classique. La profusion des tissus orientaux, si elle rappelle le soleil et la chaleur du voyage, n'évoquent pas moins le climat humide et froid qui semble régner à Abbadia en cette période a priori hivernale. Malgré le caractère original du cliché, elle est révélatrice de la vogue de l'Orientalisme, extrêmement répandue en architecture et en décoration à partir des années 1870, et de l'essor du colonialisme. 

Bibliographie

  • DELPECH V., "Les Orients d'Abbadia ou les paradoxes d'une demeure orientaliste au XIXe siècle" in In Situ, Revue des Patrimoines (En ligne), n°24, juin 2014.
  • DELPECH V., Le château d'Abbadia à Hendaye: le monument idéal d'Antoine d'Abbadie, 3 volumes, thèse de doctorat d'Histoire de l'art, Université de Pau et des Pays de l'Adour, 2012.
  • DELPECH V., Orientalisme rêvé et souvenirs de voyage au château d'Abbadia, mémoire de Master 2 recherche Histoire de l'art, Université de Pau et des Pays de l'Adour, 2008.
  • OULEBSIR N. et VOLAIT M. (dir.), L’orientalisme architectural. Entre imaginaires et savoirs, coll. D’une rive à l’autre, Picard/CNRS In Visu, Paris, 2009. 
  • PELTRE Ch., Les Arts de l’Islam, Itinéraire d’une redécouverte, coll. Découvertes Gallimard Arts, Gallimard, Paris, 2006. 
  • PELTRE Ch., Orientalisme, Editions Terrail/Edigroup, Paris, 2004. 

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Pour citer cette notice : Viviane Delpech, "Virginie d'Abbadie et sa nièce assises sous le porche du château", in Ville d'Hendaye/DRAC Aquitaine, Archives d'Abbadia. Patrimoine du XIXe siècle [En ligne], mis en ligne 07/08/2014, consulté le 22/09/2019. URL : http://www.archives-abbadia.fr/notice_document_149.htm
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