Archives d'Abbadia - Notice de document numérisé : Lettre à Julienne Ducluzeau du Clérant (1852)
URL de la page : http://www.archives-abbadia.fr/notice_document_124.htm
Date d'impresssion : 15/08/2020
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Notice de document numérisé

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Lettre à Julienne Ducluzeau du Clérant (1852)

Carte d'identité

Carte d'identité

Rubrique : Graphothèque
Toponymie : Thème : Style : non renseigné
Période : Datation précise : 25/03/1852
Auteur de la notice : Viviane Delpech
Mise en ligne : 07/08/2014
Mise à jour : 28/07/2014
Droits de diffusion : Communication soumise à autorisation, reproduction soumise à autorisation
Droits d'auteur : © Archives d'Abbadia/Académie des Sciences

Généalogie du document

Fonds d'appartenance : Archives du château d'Abbadia. Site d'Hendaye Nom du propriétaire du fonds : Académie des Sciences

Inventaire d'appartenance : Volume de copies de lettres C Référence inventaire d'appartenance : Volume de copies de lettres C

Détails sur le document

Référence : Volume de copies de lettres C, fol. 2
Auteur : Antoine d'Abbadie
Description physique : Correspondance
Format du document : non renseigné
Langues du document :

Description du document

Présentation

Antoine d'Abbadie rédigea cette lettre à l'attention de sa soeur, Julienne, le 25 mars 1852, environ deux ans après son retour d'Ethiopie. Celle-ci avait épousé dix ans plus tôt l'avocat et baron Ducluzeau du Clérant, qui les conduira à leur ruine en raison de ses activités spéculatives hasardeuses.

Le rôle de chef de famille de d'Abbadie transparaît ici avec l'évocation des revenus de rentes dont il est en charge de la distribution auprès de sa mère et de sa fratrie. Mais, ce qui occupe davantage ses pensées, ce sont ses innombrables sorties dans le monde, qu'il liste exhaustivement. Semblant récalcitrant à ces activités, il s'y prête car il nourrit l'objectif de rencontrer l'âme soeur. 

En dépit de sa bonne volonté, ce ne sera que sept années plus tard qu'il sera mis en relation avec Virginie Vincent de Saint-Bonnet. Les activités savantes, particulièrement sa géodésie éthiopienne, prirent largement le pas sur les dîners mondains durant quelques années. 

Cette lettre illustre cependant son état d'esprit encore optimiste concernant le sujet du mariage, mais aussi sa relation intime avec sa plus jeune soeur. 

Transcription

Paris, le 25 mars 1852

Ma chère Julienne,

Ma lettre du 2 mars est restée sans réponse. Puisses-tu en revanche avoir passé ces [ill.] bien tranquillement et sans la crainte de quitter tes campagnes qui vont devenir [ill.].

La situation des d'Abbadie reste la même pour moi qu'au 2 mars. Je suis réellement inquiet du silence d'Arnauld.

J'ai reçu il y a 3 jours pour toi la somme de f. 633.30 des 8% en [ill.]. Comment voulez-vous les recevoir? Dites-moi aussi si vous voulez consentir à une réduction d'intérêt ou si vous voulez demander le remboursement.

Je commence à fréquenter le salon de Dse [Denise] de Larochefoucault où se rend tout le Faubourg Saint-Germain. C’est très brillant mais j’y suis encore trop neuf pour voir autre chose que la surface. Smooth water some days. Ou bien la mauvaise chance s’en mêle ou bien le mariage développe des sens d’une manière rare car je n’ai encore jamais une femme qui me plaît sans apprendre aussitôt qu’elle est mariée. J'ai dîné jeudi dernier chez le Dr Desgranges avec M. de Champagne qui m'a parlé de toi comme sa voisine. Cette même semaine, j'ai dîné chez Mme de Bouillerie que je n'avais pas vue depuis longtemps, et chez M. de Vermeil, ou trois dîners par semaine ; c'est [ill.] que je n'ai pas vu tout cet hiver. Bref tous ces dîners, je n'ai passé que trois soirées chez moi, dont l'une, ce mardi gras, m'a fait manquer le grand bal chez Mme de Larochefoucault. Je suis déjà las de courir chez autrui, mais au dire des experts, je n'ai fait que commencer ce qui est nécessaire pour commencer quelque chose. Dieu aidant, la semaine sainte approche et alors je resterai tranquillement songeant de plus en plus aux misères de ce monde.

Réponds-moi et sur la manière dont tu veux avoir tes f. 633.30 et sur ce que vous avez décidé pour la conversion de la rente. 

Ton frère bien affectionné

Antoine d'Abbadie

Bibliographie

  • DELPECH V., Le château d'Abbadia à Hendaye: le monument idéal d'Antoine d'Abbadie, 3 volumes, thèse de doctorat d'Histoire de l'art, Université de Pau et des Pays de l'Adour, 2012.

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Pour citer cette notice : Viviane Delpech, "Lettre à Julienne Ducluzeau du Clérant (1852)", in Ville d'Hendaye/DRAC Aquitaine, Archives d'Abbadia. Patrimoine du XIXe siècle [En ligne], mis en ligne 07/08/2014, consulté le 15/08/2020. URL : http://www.archives-abbadia.fr/notice_document_124.htm
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